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Fast Fashion : les réveil des consciences

Si nombre de marques communiquent sur leur engagement durable, seuls 14 % des consommateurs font confiance aux informations émises. C’est ce qu’indique une étude Ipsos Mori pour la fondation Changing Markets et la Clean Clothes Campaign (sondage réalisé auprès de 1 100 personnes en France en octobre 2018), qui souligne par ailleurs que seuls trois consommateurs sur dix estiment que l’autorégulation du secteur est le moyen le plus efficace d’en améliorer l’impact sur l’environnement

Quelque 75 % des consommateurs interrogés estiment que les enseignes doivent assumer la responsabilité de ce qu’il se passe sur leur chaîne d’approvisionnement et veiller aux questions environnementales. La défiance des clients face à l’habillement porte également sur la capacité des marques à communiquer sur les questions environnementales : seuls 15 % jugent que les marques donnent des informations sur l’impact de leur production sur l’environnement et sur les ouvriers textiles. Il sont ainsi 69 % à considérer que l’industrie textile verse des salaires faibles à ses ouvriers. Et 61 % indiquent être prêts à payer leurs vêtements de 2 à 5 % plus cher si les ouvriers sont rémunérés à la « juste valeur » (sic) de leur travail. Par ailleurs, 79 % jugent que les marques devraient préciser si les employés de la chaîne d’approvisionnement gagnent un « salaire suffisant » (sic), et 56 % indiquent être dissuadés d’acheter dans une enseigne ne donnant pas de précisions sur le sujet.

« Cette enquête montre que les gens souhaitent voir les marques assumer la responsabilité de ce qui se passe dans leurs chaînes d’approvisionnement et attendent davantage de transparence en ce qui concerne les travailleurs et l’environnement, relève Urska Trunk de la fondation Changing Markets. Tout indique que l’état d’esprit des consommateurs est en train de changer : ils veulent que ces enseignes soient davantage amenées à rendre des comptes et à fournir des informations ».

L’Institut français de la mode (IFM) indiquait de son côté en décembre que la santé et les questions sociales arrivent devant les notions environnementales dans l’arbitrage des consommateurs français d’habillement. L’organisme pointait au passage un décalage entre la demande et l’offre de mode responsable : alors 20 % des acheteurs se sont tournés vers celle-ci l’an passé, seules 8 % des marques ont placé l’écoresponsabilité au cœur de leur stratégie en 2019.

Source : FASHION NETWORK

Léa Marcq est la fondatrice et rédactrice en chef de THE ALLEAH. Sa mission est de démocratiser la mode responsable. La rendre plus ludique et plus accessible aux lecteurs de THE ALLEAH.

Léa Marcq est la fondatrice et rédactrice en chef de THE ALLEAH. Sa mission est de démocratiser la mode responsable. La rendre plus ludique et plus accessible aux lecteurs de THE ALLEAH.