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FASHIONNEWS

ETHICAL MUSE : Marie Douat de DOU.K Studio

Chaque mois, la rédaction de The Alleah vous présente une nouvelle actrice de la mode responsable. Créatrices, mannequins ou activistes, ces femmes ont un but commun : rendre le monde meilleur grâce à la mode. Ce mois-ci, focus sur Marie Douat, fondatrice de DOU.K Studio et nouvelle muse éthique de la rédac’

DOU.K Studio, c’est la marque de chemise sur-mesure éthique venue tout droit de New York. Derrière ce concept : Marie Douat. Une française aussi douce qu’obstinée qui a décidé de remettre au goût du jour l’un des plus vieux métiers de la mode. Basée à Brooklyn, New York, nous avons synchronisé nos montres pour refaire le monde et parler de son parcours. Portrait :

Bonjour Marie, merci d’avoir accepté d’être notre muse éthique du mois. Pour commencer, peux-tu nous parler de toi et de la naissance de DOU.K Studio ?

La première chose qu’il faut savoir, c’est que la création de DOU.K Studio en 2017 ne s’est pas faite par hasard. Avant de travailler dans le monde de la mode, j’ai fait mes premières armes dans le milieu artistique avant de rencontrer Bruno Rubinski, designer de costumes et chemises sur-mesure à Paris. La connexion a été immédiate. J’ai passé 3 ans à ses côtés à apprendre le métier sous toutes ses formes, de la technique au choix des tissus. Nous avons ensuite collaboré à développer la femme avec l’idée de nous implanter à New York. Une occasion pour moi de rejoindre mon mari, basé là-bas. Une fois sur place, le projet n’ayant pas pu aboutir, j’ai travaillé comme consultante et manager de production pour plusieurs marques françaises et américaines. Soumise aux logistiques de productions et de coûts des sociétés pour lesquelles je travaillais, je ne retrouvais pas le côté artistique du milieu de la mode que Bruno m’avait transmis. Aussi la décision de lancer DOU.K Studio n’aura pris le temps que d’un simple voyage en avion et cette fois j’allais intégrer la notion de durabilité au façonnage de mes chemises sur-mesure.

J’ai naturellement fait appel à l’atelier polonais avec lequel nous travaillions avec Bruno pour confectionner mes premières chemises. Nos tissus viennent pour la plupart de chez Albini (qui a récemment mis au point un système de traçage de ses cotons), Thomas Masson ou encore Alumo, dont tous les tissus sont certifiés Oeko-Tex ou les cotons bio GOTS . Il était très important pour moi de ne faire aucun compromis sur la qualité et la traçabilité de mes tissus.

Peux-tu nous décrire le portrait de la femme DOU.K Studio ?

La femme DOU.K Studio est une femme indépendante qui pense autrement. Elle est courageuse, élégante et surtout n’a rien à prouver.

Quelles sont les personnes ou les situations dans lesquelles tu puises ton inspiration ?

On peut dire que le savoir-faire de Bruno Rubinski est présent dans chacune de mes chemises. Pour le reste, ce sont les femmes, mais surtout la vie, les voyages et ma relation privilégiée avec chacun de mes clients qui alimentent mon imagination.

Quel est ton meilleur souvenir entrepreneurial ?

L’été dernier, j’ai proposé sur DOU.K Studio un modèle inédit. Mon mari étant originaire d’Inde nous nous y sommes rendus en décembre dernier… Sur place, alors que j’étais à la recherche d’un artisan brodeur je suis tombée sous le charme du village de Bagru où tous les habitants sont spécialisés dans l’art du block print, une méthode d’impression artisanale ancienne, combinant le collage, le dessin à main levée et le brossage. De là m’est venue l’idée d’imaginer une robe imprimée (la robe Hannah) 100% fabriquée en Inde. Le tissu vient d’Ahmedabad, sérigraphié à Bagru et le vêtement est assemblé à Jaïpur. Enfin 20% des bénéfices sont reversés à un orphelinat réservé aux filles à Gujarat. Cette robe à l’histoire unique a été produite en quantité limitée et reflète parfaitement l’univers et les valeurs de DOU.K Studio . C’est une robe faite par des femmes pour les femmes. J’ai pris énormément de plaisir à concrétiser ce projet.

En tant qu’entrepreneur, que fais-tu lorsque les choses n’avancent pas comme tu l’espères ou que tu te sens coincée ?

De nature, je ne suis pas calme et posée. J’ai besoin de bouger et de garder mon esprit en éveil en permanence. À New York, il n’est pas facile de trouver du temps pour soi, surtout lorsque l’on est entrepreneur. Il y a toujours un événement ou une personne à rencontrer. Avec le temps j’ai appris à lâcher prise. Quand je sature et que je n’avance plus, je sors me balader dans les musées et les galeries de New York…

Quel conseil donnerais-tu à celles et ceux qui se lancent dans l’entrepreneuriat responsable ?

Je pense que le plus important est de ne jamais oublier pourquoi nous avons décidé de créer notre entreprise. Il est important de se rattacher aux valeurs de son projet et à ses objectifs premiers en période de doute.

Quel conseil es-tu contente de n’avoir jamais écouté ?

Les grandes études ne m’ont jamais fait rêver. Je ne suis pas raisonnable et mon histoire s’écrit au présent. Malgré les pressions sociales, j’ai toujours su m’aligner avec mon ressenti. Je suis heureuse ne pas être rentrée dans le rang et d’avoir une famille qui me soutienne et m’a toujours soutenue tout au long de mon parcours.

Que fais-tu pour déconnecter ?

À New York, il m’est impossible de déconnecter. J’ai besoin de voyager et de me sentir dépaysée pour pouvoir totalement lâcher prise, comme lors de mon récent voyage en Italie près du Lac de Côme.

Quel est l’indispensable de ta garde robe ?

Sans surprise, la chemise boyfriend blanche est mon indémodable. Elle se décline à l’infini, avec une jupe midi, un pantalon, sous un pull, perchée sur des talons ou confort avec des sneakers. Je la porte même sur mon maillot de bain !

As-tu une ou plusieurs marques éthiques et responsables à nous recommander ?

J’aime beaucoup Pact, pour ses basiques softwear, mais également Raven + Lily, Amourt Vert et l’emblématique marque de sneakers française Veja.

Quelle est ta meilleure habitude écologique ?

Je recycle sans même y penser. Avec mon mari non essayons également de minimiser nos déchets et avons finalement réussi à débarrasser notre baignoire de tous les emballages cosmétiques.

Et celle que tu aimerais améliorer ?

Souvent pris par le temps, nous commandons encore beaucoup pour le dîner … Bien que nous essayons de privilégier les emballages biodégradables, nous nous faisons encore trop souvent livrer. C’est une mauvaise habitude que nous essayons d’améliorer.

Quel livre inspirant recommanderais-tu aux lectrices de The Alleah?

Être l’auteur de sa vie de Michelle-J Noël – Ce livre permet de prendre conscience de son potentiel et de se libérer de ses schémas toxiques. Nous sommes les seuls maîtres de notre destin. Je l’ai d’ailleurs offert à ma soeur.

Envie de vous faire plaisir ? DOU.K Studio sera à Paris du 16 au 19 décembre 2018 et offre 10% de réduction aux lectrices de The Alleah ! (Uniquement sur rendez-vous : details@doukstudio.com )

Léa Marcq est la fondatrice et rédactrice en chef de THE ALLEAH. Sa mission est de démocratiser la mode responsable. La rendre plus ludique et plus accessible aux lecteurs de THE ALLEAH.

Léa Marcq est la fondatrice et rédactrice en chef de THE ALLEAH. Sa mission est de démocratiser la mode responsable. La rendre plus ludique et plus accessible aux lecteurs de THE ALLEAH.