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FASHION

6 mythes sur la mode éthique à jeter à la poubelle

Le monde de la mode se réveille doucement. Aujourd’hui les propositions et alternatives éthiques à la fast fashion se multiplient et les consommateurs demandent plus de transparence. Seulement, même pour les activistes, l’industrie de la mode éthique peut paraître contradictoire, complexe et frustrante. Prenons l’exemple de l’impact de la fabrication du coton bio. Vendue comme la première matière alternative écologique de la slow fashion, saviez-vous que sa production demandait le double de sa consommation en eau comparé à celle du coton régulier ? Aussi, n’est-elle pas plus dommageable pour la planète ? Si aujourd’hui la rédaction de The Alleah vous propose d’opter pour des matières alternatives et moins sujettes au débat, il est néanmoins nécessaire de remettre les pendules à l’heure concernant quelques croyances populaires et on ne peut plus fausses sur la mode éthique.

La mode éthique coûte cher

La première alternative au fast fashion est de shopper seconde-main. Lorsque l’on sait qu’il faut plus de 100 litres d’eau pour fabriquer un seul jean et que la teinture, bien que végétale reste nocive pour notre planète, il ne fait aucun doute qu’opter pour des vêtements déjà portés réduit au maximum notre impact. D’ailleurs, saviez-vous qu’allonger la durée de vie d’un vêtement de seulement quelques mois réduit de 5 à 10% votre empreinte carbone ? En recyclant des vêtements non utilisés, la planète ne paye pas le prix de nos choix, et ce même si nous nous tournons vers des marques responsables. Fabriquer un vêtement, éthique ou non, demande l’utilisation de nouvelles ressources. Le seconde main permet d’économiser l’eau, la terre et l’air de notre planète. D’ailleurs, les vêtements d’occasion coûtent très souvent moins chers et sont de meilleur qualité que ceux trouvés dans les grands magasins, et ça les nouvelles slow fashionistas, nous ne voulons pas nous en priver. Lorsque l’on passe du fast fashion à la mode responsable, le prix peut en décourager plus d’une. Que ce soit sur Vinted ou bien dans une boutique vintage, les prix sont bradés et les propositions style sont illimitées. Notre imagination est notre seule limite.

La mode éthique est moche

Cette croyance à la dent dure et The Alleah en est le parfait contre-exemple. L’industrie de la mode n’a jamais été aussi mobilisée pour l’écologie et s’adapte pourtant de plus en plus à nos envies. Il semblerait que les créateurs ont enfin compris que pour étendre le mouvement de la Slow Fashion il fallait avant tout miser sur l’esthétique. Vous en doutez encore ? Allez faire un tour sur notre Ethical Brand Guide

La mode Vegan est écologique

La plupart des nouvelles slow fashionista seront tentées de croire que la mode vegan est forcément écologique. Pourtant, pour éviter d’utiliser des produits d’origine animale, certaines marques vegan vont opter pour des matières synthétiques et toxiques (pour l’homme et la planète) comme le polyuréthane ou le similicuir. Pour ne plus vous tromper, vérifiez que les matières vegan utilisées à la fabrication de vos pièces fassent parties des dérivés écologiques et certifiés de matières naturelles (comme le Pinatex par exemple).

Le Made in France est la solution à tous les problèmes

Bien évidemment, plus nous consommons local, moins nos achats ont un impact néfaste sur la planète. Seulement le Made in France est systématiquement plus cher (puisque les salaires et les conditions de travail sont encadrés) et ne peuvent convenir à tous les budgets. De plus, ce n’est pas parce qu’un produit est fabriqué en France qu’il n’est pas toxique et sera forcément de bonne qualité. Certaines entreprises françaises ayant opté initialement pour une production locale ont finalement délocalisée leur production optant pour une main d’œuvre plus qualifié dans un autre pays. Par exemple, l’Espagne et le Portugal sont des pros de la chaussure et le pull en alpaga est rarement mieux tricoté qu’au Pérou, ou le savoir-faire y est ancestral.

Le Made in China ne peut pas être éthique

Il y a quelques années, cela était encore vrai. Aujourd’hui ce n’est plus du tout le cas. Les salaires en Chine ont considérablement augmenté et les conditions de travail sont désormais surveillées. Le pays a lourdement investit dans l’innovation et les technologies pour aujourd’hui être capable de s’aligner en terme de qualité avec certaines manufactures européennes. Aujourd’hui, plusieurs marques éthiques et durables y ont trouvés des manufactures responsables et y produisent leurs vêtements. Seule zone d’ombre, la Chine n’est pas encore très au point concernant les normes environnementales, mais demain, lorsque vous retournerez votre étiquette pour y découvrir  l’inscription « Made in China », n’allez pas tout de suite présumer le pire.

Donner mes vêtements aux associations me permet de les recycler et de leur donner une seconde vie

Beaucoup pensent encore faire un geste responsable, écologique et généreux en donnant leurs vêtements, seulement cette croyance est bien loin de la vérité. Aujourd’hui, le don de vêtements est tellement important qu’il est difficile pour les associations de les absorber. Aussi les bénévoles sélectionnent les vêtements les plus fonctionnels et dans le meilleur état. Autant dire que votre robe H&M à sequins n’a aucune valeur pour eux et que vous leur enlèverez une sacrée épine du pied en arrêtant de leur donner des vêtements à usage unique ou totalement usés. Aujourd’hui, parmi les vêtements déposés aux associations seulement 30% sont récupérés. Le reste est négocié et revendu pour quelques centimes à des recycleurs qui eux-mêmes revendent au kilo des milliers de vêtements, échouant finalement dans les décharges des pays sous-développés.