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Protection solaire et écologie : un amour d’été impossible ?

Sans rentrer dans des considérations scientifiques et moralisatrices : le soleil, c’est dangereux. Pendant que les rayons UVA s’invitent dans les profondeurs de votre peau, les UVB se déposent en surface. Une double agression pour la peau qui déclenche un processus naturel de protection : la production de mélanine qui entraîne le bronzage tant convoité. A la longue, les rayons du soleil détériorent l’ADN de votre peau avec des conséquences plus ou moins graves telles que des brûlures, des allergies en allant jusqu’au cancer. Quelle protection solaire choisir pour pallier ce danger en accord avec votre conscience écologique ? Un problème plus complexe qu’il n’en a l’air.

LES FILTRES CHIMIQUES

Il en existe 25 autorisés sur le marché. Ils ont pour caractéristique d’absorber les rayons du soleil à la place de la peau. Contrairement à un filtre minéral, leur efficacité se déclenche en moyenne 30 minutes après leur application. Utilisés dans les produits solaires conventionnels, ils sont particulièrement montrés du doigt car suspectés d’être d’une part des perturbateurs endocriniens, et d’autre part des dangers notables pour l’écosystème. Parmi eux, tout un tas de noms aux sonorités effrayantes et généralement pas de bonne augure, comme l’oxybenzone, le 4-Methylbenzylidene Camphor ou le Butyl Methoxydibenzoylmethane.Plusieurs tonnes en sont déversées chaque été dans nos océans, détruisant les coraux et l’environnement vital des espèces marines.

A ce propos, attention au green-washing et aux faux engagements écologiques. Lorsqu’on y regarde de plus près, les protections solaires conventionnelles possèdent toutes des ingrédients suspects à ce jour, tels que les fameux filtres chimiques, mais aussi des silicones qui se distillent à l’heure de la baignade.

LES FILTRES MINÉRAUX

Il en existe 2 autorisés sur le marché : l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane. Ils ont pour caractéristique de refléter les rayons du soleil. Contrairement à un filtre chimique, leur efficacité est immédiate à l’application. Ce sont également les seuls filtres autorisés par les labels bio. Un problème ? L’oxyde de zinc serait toxique sous sa forme nano particulaire et présenterait un risque pour la santé en cas d’inhalation ainsi qu’un danger pour les coraux. De son côté, le dioxyde de titane a aussi fait parler de lui en janvier dernier. Plusieurs associations de consommateurs ont demandé au gouvernement français son interdiction en tant que colorant alimentaire, en raison de son risque cancérigène. Il serait également toxique pour les fonds marins sous sa forme nano particulaire. De plus, les autorités sanitaires recommandent de ne pas utiliser les produits contenant du dioxyde de titane et de l’oxyde sur une peau lésée. Autant de points louches, qui sont loin de nous rassurer.

NI L’UN NI L’AUTRE 

Comment faire alors ? Tout d’abord : être plus prudent avec le soleil. Si au fil des époques, s’exposer au soleil est devenu une pratique courante, elle n’a pourtant rien d’anodine. The Alleah vous propose quelques astuces :

  • Se jouer des rayons ultras-violets en choisissant méthodiquement son temps d’exposition selon la saison, l’heure de la journée, mais aussi son lieu de « bronzette » sur le globe (se renseigner auprès de la météo locale).
  • Se couvrir de tissu, à l’image de la méthode ancestrale des berbères, avec des vêtements de couleurs claires qui réfléchissent la lumière. On peut aussi faire confiance au bon vieux parasol, qui peut partiellement vous aider à vous protéger.
  • Enfin, certaines huiles végétales possèderaient de faibles indices de protection solaire, non agrées par les autorités à ce jour, mais néanmoins connues des marques naturelles et bio. Des alliés potentiels pour éviter les protections solaires classiques.

VOTRE SHOPPING SUR THE ALLEAH

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour choisir de manière éclairée votre protection solaire. Envie d’affiner votre équipement éco-responsable pour l’été ? Nous vous invitons à découvrir 3 marques de maillots de bain éco-responsables à suivre en 2019.

Huile de karanja bio, Acorelle, 26€ les 75ml.

Parasol éco-responsable anti-UV UPF 50+, Klaoos, 129€. 

Écran solaire naturel, Aroma Zone, 7,50€ les 30ml.

Après son passage au sein de différents services beauté de revues prestigieuses, Chloé expérimente le fameux « déclic » et décide alors d’orienter sa passion pour le journalisme beauté dans la promotion de cosmétiques plus respectueux de la planète et de ses vivants.